Parlons
Lingala : Tobola lingala
de Edouard Etsio
Présentation
de l'éditeur
Outil de communication par excellence, le lingala
n'a pas encore donné toute la mesure de sa
vitalité. Il reste reclus à l'intérieur
des frontières définies par l'administration
coloniale. Par rapport au français, il demeure
le parent pauvre des budgets nationaux des deux Etats
du Congo. Ce qui fait de lui un concurrent mineur
du français. Pourtant, en raison de sa souplesse,
sa vitalité et sa musicalité, il peut
devenir rapidement une langue internationale. Il faudrait
pour cela créer une institution supranationale,
une sorte d'Académie des langues bantu dont
la mission serait, entre autres, de promouvoir cette
langue. La langue interethnique, le lingala, a et
doit avoir le destin d'une langue de développement.
Il a déjà réussi à briser
les barrières qui séparent les Mhochi,
les Téké, et les Kongo. Aujourd'hui,
l'audience du lingala a dépassé ses
frontières traditionnelles circonscrites par
le Congo Brazzaville, le Congo-Kinshasa et une partie
de l'Angola. En côte d'Ivoire comme au Burkina
Faso, au Gabon comme à Mayotte, dans les îles
comoriennes comme dans les Antilles françaises,
la musique congolaise à acquis ses lettres
de noblesse. " Parlons lingala " est un
document qui ne s'adresse pas seulement aux locuteurs,
mais aussi à la communauté scientifique
internationale, aux ONG qui travaillent directement
avec la population, aux chercheurs d'universités
ainsi qu'à tous ceux qui, pour des raisons
diverses, cherchent à approfondir leur connaissance
du lingala